FACE À FACE AVEC DES PROS DU MILIEU – PORTRAIT DE JOCELYN THÉMENS – par Vanessa Ricard

Selon une enquête réalisée en 2003, le Québec compte environ 46 000 organismes à but non lucratif et bénévoles qui emploient plus de 470 000 personnes. Malgré tout, le milieu de la philanthropie demeure nébuleux pour plusieurs. Voilà pourquoi j’ai décidé de réaliser une série de portraits de professionnels qui œuvrent dans le domaine de la philanthropie et qui désirent partager leur histoire, vision et défis reliés au milieu.

Gros plans sur ces gens passionnés, généreux et polyvalents qui veulent faire une différence, que ce soit dans leur quartier ou à l’autre bout du monde!

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Pour ce premier billet, je vous présenterai monsieur Jocelyn Thémens, directeur général de la Fondation de la Maison Michel-Sarrazin.

 

Parlez-nous de votre parcours professionnel.

J’ai commencé à écrire dans le journal L’Écho du Nord de St-Jérôme, ma ville natale dans les Laurentides à l’âge de 15 ans et demi. L’été suivant, on me confiait le micro d’une émission musicale à la radio locale. Radio, journalisme, relations publiques, médias pendant plus d’une vingtaine d’années et un sens du dévouement inculqué par mes parents et grands-parents qui passe par le bénévolat pendant ces mêmes années, dont quinze à la Fondation des maladies du cœur du Québec (organisateur d’événements, responsable des communications, vice-président du CA). En 2001, j’ai décidéd’orienter ma carrière du côté plus philanthropique en acceptant la direction du Développement régional, soit la gestion des dix bureaux régionaux, dont celui de La Capitale à Québec jusqu’à la fin de 2010. On connaît la suite depuis janvier 2011 à la direction générale de la Fondation de la Maison Michel-Sarrazin.

 

À quoi ressemble une journée de boulot typique?

Cela commence souvent très tôt avec l’enregistrement d’un message personnalisé de ma boîte vocale, la lecture des journaux et des sites ciblés sur Internet, sans oublier la mise à jour des courriels dès mon arrivée au bureau vers les 6 h 30- 7 h. Il y a évidemment la préparation du premier café pour les membres de l’équipe qui ne tardent pas après les 7 h ! Mon arrivée tardive parfois vers les 9 h ne veut pas dire que j’ai fait la grasse matinée, mais que je reviens peut-être d’un déjeuner-rencontre !

 

Différentes réunions se succèdent par la suite avec les collègues (9 au total), les membres de la Maison, sans oublier les bénévoles, donateurs et autres visiteurs-surprises qui n’ont pas nécessairement tous pris rendez-vous !

 

Généralement, les derniers dossiers sont traités vers la fin de l’après-midi et je quitte vers les 17 h, à moins qu’il y ait des rencontres avec les conseils d’administration de la Fondation ou de la Maison, ou autres comités comme le conseil exécutif, les dons planifiés, finance-placements, etc. La soirée peut aussi s’éterniser dans le cadre d’activités plus mondaines ou philanthropiques bien entendu.

 

Quels sont vos outils de travail?

L’ordinateur est mon plus fidèle compagnon sans mon inséparable Black Berry qui me suit partout et qui me permet de rester en contact avec les membres de mon équipe bien après 17 h.

 

Quelle est votre plus grande fierté?

À Sarrazin, c’est d’avoir atteint, et même dépassé récemment l’objectif corporatif de 5 millions de dollars dans le cadre de la campagne majeure Ainsi soit-il !

À la Fondation des maladies du cœur du Québec, je suis fier d’avoir permis à des plus jeunes de croire en eux et de se développer dans un domaine méconnu.

 

Racontez-nous une anecdote ou une fâcheuse situation à laquelle vous avez du faire face?

Spontanément, rien de particulier. Peut-être de continuer, après deux ans et demi à Sarrazin, à employer le mot « cœur » et la force du symbole qui vient avec pour saluer les bons moments de mon « ancienne vie » philanthropique, mais dans un contexte où le cancer fait vraiment partie du quotidien. Mais avec des gens avec le cœur à la bonne place qui m’entourent, c’est difficile de ne pas faire le lien…

 

Décrivez votre vision du milieu en quelques mots.

Le milieu philanthropique demeure encore un domaine inconnu avec un potentiel de développement très stimulant pour les prochaines années. La Maison Michel-Sarrazin bénéficie d’une notoriété exceptionnelle, ce qui n’est pas le cas de beaucoup de petites fondations-organisations, mais qui peuvent nous apprendre bien des choses.

 

Selon vous, quelle est la principale qualité à posséder pour graviter dans la philanthropie?

Un sens hors du commun de vouloir apprendre à tous les jours car l’école de la vie est la meilleure qui soit pour se développer avec des gens qui sont sur la même longueur d’ondes (évident pour un ancien gars de radio !) et qui donnent sans compter, de façon désintéressée.

 

Quel est, selon vous, le plus grand défi du milieu?

Se renouveler dans ses façons de faire, être novateur dans le plus grand respect du donateur potentiel et apprendre à mettre en commun son expertise, sans se voir comme d’éternels compétiteurs.

 

Comment voyez-vous l’avenir de la philanthropie?

Très positivement avec de plus en plus de professionnels qui permettent de rehausser le niveau de confiance que les donateurs peuvent avoir à l’endroit d’organismes à but non lucratif. La philanthropie est une « business » qui a sa place et qui fait oublier le côté « quéteux » qu’on lui collait il n’y a pas si longtemps encore.

 

Si vous aviez un conseil à donner à quelqu’un qui voudrait œuvrer dans ce monde, quel serait-il?

Être généreux dans tous les sens, de son temps, de sa personne, de ses convictions, de ses rêves, et ne pas compter ses heures.

 

Pour rejoindre M. Thémens :

Téléphone: 418 687-6084, poste 207 ou 581 888-9909    

Courriel: jthemens@michel-sarrazin.ca

LinkedIn: ca.linkedin.com/pub/jocelyn-thémens/21/69a/32a/

Web : www.michel-sarrazin.ca et www.ainsisoitil.ca

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